C’est en 1981 que des riverains ont créé l’Association de défense des Sables, des Buttes et des Tuileries avec le but de défendre leur patrimoine d’une part et d’autre part, de rechercher et proposer un contournement de la rocade est. « Sur 350 kilomètres de longueur de cette infrastructure, nous étions les uniques quartiers résidentiels à ne pas être contournés ! ».
Pendant 15 ans, l’association a rencontré, en vain, le pouvoir politique pour lui faire part de son inquiétude « Si on enlève une partie de la nappe aquifère d’un terrain, de dernier va s’affaisser et produire un tassement.
En 2001, un habitant de la rue Emile Zola, témoigne « J’ai vu apparaitre, d’abord des fentes très fines, sur notre terrasse et sur l’immeuble de notre voisine »
Actuellement, cette même construction présente de nombreuses fentes sur la terrasse, des traces d’humidité apparaissent sur le faux plafond du garage (en laine de verre et volige bouffetée), les escaliers extérieurs sont en train de se désolidarisés du mur. « Notre patrimoine est dévalorisé car nous voyons apparaître sans cesse, des anomalies importantes sur les constructions sans parler d’autres faits plus inquiétants (abaissement du niveau d’une partie de notre pelouse !). Un immeuble de quatre étage situé à coté de l’infrastructure, Boulevard d’Arras présente de bonnes fentes horizontales et verticales sur sa partie haute.
Avant le passage de la rocade, c’était un quartier très résidentiel. Sur 24 heures, un relevé sur trois périodes (6, 12, 15 minutes) avait été fait par l’INRETS qui donnait, par totalisation 42 Dba la nuit.
A l’heure actuelle, ce même mablyrot, a sur sa terrasse, à 70 mètres de l’axe router, 65 à 75 Dba, suivant les vents.
L’ancien Président de l’association conclue par « Notre action associative avait pour but simplement le respect de nos biens privés sans parler de notre santé, de prévoir une voie autoroutière pour le bien de l’agglomération et non de jouer aux casseurs. Peut-être, faudra-t-il un pavillon complétement affaissé pour que nos responsables daignent s’interroger s’il y a bien, un problème à prendre en compte sur notre secteur ? »